Le meilleur des mondes

Aldous Huxley, 1932

En 1932, ce livre a eu un grand succès et a ensuite été étudié par nombre de générations au collège ou au lycée. Il a été aussi dénoncé et interdit dans plusieurs pays, jusque dans les années 1980.

Le titre est une référence à Shakespeare « Brave new world » (dans « La Tempête »), et est ironique. La traduction en français de Jules Castier reprend la même ironie, mais en référence à la littérature française : le « meilleur des mondes possibles » du « Candide » de Voltaire.

Ce « meilleur des mondes » décrit une société où les individus sont divisés en castes, et conditionnés dès l’enfance pour être heureux et se satisfaire du sort qui leur est réservé. C’est la fin des débordements, des grèves, des manifestations. « Chacun est heureux à présent » peut-on lire au fil des pages.

Sur le plan physiologique, le vieillissement est stoppé, et l’on meurt à 60 ans. Il n’y a plus de naissance, ni de viviparité, mais une « décantation » : chaque individu est conçu en flacon, et grandit dans un certain conditionnement.

Les loisirs sont eux aussi bien définis, et outre les plaisirs charnels il y a notamment le « cinéma sentant », qui ressemble fort à nos récents cinémas 4DX. Soma.

Ce monde presque parfait a tout de même un lien avec l’ancien monde, le nôtre : la caste des Alphas +, bien que conditionnée, est assez intelligente pour se poser des questions métaphysiques sur le sens de la vie et de la mort. En bref, ils sont intelligents, et uniques, comme nous. L’administrateur mondial Mustapha Menier détient des archives sur le monde d’avant. Il y a même une réserve de « Sauvages », et c’est l’introduction d’un de ces Sauvages dans cette société parfaite qui va mettre un peu de piquant.

Mais au final, après le suicide du Sauvage, que va-t-il se passer ? Probablement pas grand-chose. Les deux héros masculins, Helmotz Watson et Bernard Marx vont retourner à leur vie antérieure, dans l’île qui leur a été destinée en punition pour avoir causé ces remous. À moins que ce soit une récompense ? L’héroïne Lenina Crowne aura peut-être une pointe de regret au début, puis retournera à sa petite vie tranquille. Quant au reste de la civilisation, il n’y aura probablement que peu d’impact.

Si le livre comporte des tas de références à des hommes politiques ou penseurs de l’époque, ainsi qu’à Shakespeare, reconnu comme l’un des plus grands auteurs anglais, s’il dénonce l’utopie du bonheur ou le matérialisme grandissant de l’époque, pourquoi est-il toujours d’actualité ? Parce ça se réalise ! Qu’est-ce qui est dénoncé ? Quel est le danger ?

Perte de l’individualité, perte de liberté, de libre arbitre : tout cela fait penser au conditionnement vécu actuellement par nos jeunes auprès des services bien-pensants de l’éducation nationale. Le terme même d’éducation nationale implique bien que la Nation veut donner une éducation à ses enfants. Et donc, que l’éducation parentale est différente.

La prise de Soma, la drogue sans effet secondaire fait penser aux débats sur la légalisation de la drogue douce comme le cannabis.

On pourrait presque imaginer un tableau de correspondance entre les dérives dénoncées dans le livre et les grands débats de société actuels.

Mis à part l’environnement, dont on n’avait pas conscience lorsque le livre a été écrit, cette œuvre reste donc très actuelle avec quasiment un siècle d’écart.

Fées, sorcières et loups-garous au Moyen-âge

Claude Lecouteux, 1992

Fées, sorcières et loups-garous… Enchanteurs ou terrifiants, ces êtres mystérieux n’ont cessé de nous fasciner et demeurent encore présents dans nos récits, nos rêves et nos hantises. Mais de quelles croyances sont-ils la survivance ?
Claude Lecouteux a décelé, dans les légendes germano-scandinaves et dans maints aspects de la culture européenne, une conception religieuse oubliée : l’âme, ou plutôt le Double, peut sous une forme humaine ou animale s’échapper du corps pendant le sommeil, la transe ou même le coma, puis réintégrer son enveloppe charnelle. Et si certains subissent, bien malgré eux, cet étrange voyage, d’autres, parfois accusés de sorcellerie, savent le provoquer.
Étonnant archéologue de l’âme médiévale, Claude Lecouteux révèle l’importance de la croyance au Double, et en saisit les métamorphoses à travers les siècles. Ainsi, loin d’être des fantaisies ou de vagues superstitions, fées, sorcières et loups-garous témoignent d une vision ancienne combattue, refoulée mais cohérente du monde et de l’au-delà.

Troisième humanité

Bernard Werber, 2012

Et si les dérèglements climatiques n’étaient tout simplement que l’expression d’une Terre en colère contre l’humain qui la colonise ? La Terre, ou Mère nature, aurait-elle une capacité d’influence sur l’espèce humaine ? On dit aussi que les nouvelles générations sont plus grandes, et plus intelligentes. Mais on les trouve plus fragiles aussi. Dans quelle mesure Mère nature pourrait influencer l’avenir de l’espèce humaine ?

Certains passage sont même prémonitoires ! Ce roman permet de réfléchir au passé, au présent et au futur de notre humanité, du sens de l’espèce. Les habitués de l’auteur ne seront pas déçus !

Le fils de l’Archange

De Gilles Brésil, 2013.

Au cours de l’année 1920, à Palmyre, un jeune pilote français qui devait devenir l’un des plus célèbres aviateurs connus dans le monde, rencontre au péril de sa vie l’épouse du harem d’un puissant bédouin. Les conséquences de cette rencontre donnent prétexte à l’auteur pour narrer les aventures du jeune Yahyâ.

Si vous aimez le roman d’aventure en même temps que l’aviation, vous serez comblés !

Le Test

De Stéphane Allix, octobre 2015.

« Lorsque mon père est décédé, j’ai placé quatre objets dans son son cercueil. je n’en ai parlé à personne. Puis j’ai interrogé des médiums qui disent communiquer avec les morts. Découvriront-ils de quels objets il s’agit ? »

Si vous vous posez des questions sur l’au-delà, ce livre est rassurant. Si un reproche peut être fait, c’est que les mises en garde contre les « mauvais côtés » de cet univers sont infimes. Mais il est vrai que ce n’est pas l’objet de cet ouvrage.

La régulation de la population

Dimanche 25 novembre 2018 :

Dans l’Obs est paru ce jour un article intitulé « Climat : on peut (encore) éviter le pire ». Dans celui-ci, outre les mesures classiques de réduction des gaz, de régulation de l’économie etc. on trouve un paragraphe sur la régulation de la population. On y vient ! Cela correspond tout simplement au commandement n° 1 des Illuminati, maintenir à 500 millions d’individus l’espèce humaine… Lentement, mais à coup sûr, les idées du mal sont distillées dans le monde entier…

Je cite : « La dimension humaine reste au centre du projet. Mais quelle humanité ? Il faudrait s’assurer qu’elle ne continue pas à croître, à consommer plus de ressources et polluer davantage (…). Il est donc nécessaire de « s’assurer que nous gardons la croissance de la population sous contrôle ». »

https://www.nouvelobs.com/planete/20181124.OBS5976/climat-on-peut-encore-eviter-le-pire-voila-comment.html

 

 

Les francs-maçons

De Alain Guichard, 1969.

Une histoire de la franc-maçonnerie de ses débuts au XVIII° Siècle jusqu’à 1969, année d’édition du livre. L’explication simple et accessible de la franc-maçonnerie, partant de la revendication de racines chrétiennes, puis de la méfiance de l’Église à son encontre, et enfin depuis les années 1960 à leur timide rapprochement.

Le nouvel antichristianisme

De René Rémond, paru en novembre 2005.

Sous forme d’entretiens, une explication moderne de la vague anti-chrétienne de notre époque, mettant en garde contre le « politiquement correct », l’œcuménisme  ou d’autres courants modernes, tout en puisant dans les références historiques.

 

Macron et l’Église

Hier soir, devant la Conférence des évêques, le Président Emmanuel Macron a déclaré :

 » le lien entre l’Église et l’État s’est abîmé, et qu’il nous importe à vous comme à moi de le réparer »

« Si les catholiques ont voulu servir et grandir la France, s’ils ont accepté de mourir, ce n’est pas seulement au nom d’idéaux humanistes. Ce n’est pas au nom seulement d’une morale judéo-chrétienne sécularisée. C’est parce qu’ils étaient portés par leur foi en Dieu et par leur pratique religieuse »

Cela fait écho aux propos du 21 décembre dernier. J’en fais la même analyse.

«Tous les jours, tous les jours, les mêmes associations catholiques et les prêtres, accompagnent des familles monoparentales, des familles divorcées, des familles homosexuelles, des familles recourant à l’avortement, à la fécondation in vitro, à la PMA, (etc..) » 

Le piège est bien là, car en réalité, il souhaite que les catholiques fassent la démarche d’accepter les changements sociétaux de ces dernière années : si les catholiques, garants de la morale et dépositaires des racines historiques du pays sont d’accord, où est le mal ?