Repérage des individus
Par la force des choses, une famille contient très souvent plusieurs personnes similaires, que ce soit par leurs noms et prénoms, mais aussi par leurs dates de naissance, voire les métiers exercés et les lieux de vie. Un exemple bien connu est celui d’Alexandre Dumas, père et fils, qui furent tous deux écrivains !
Comment alors distinguer efficacement et sans erreur les personnes qui composent une généalogie ? Dès le XVII° Siècle, le problème s’est posé, et un système de numérotation qui porte aujourd’hui le nom de Sosa-Stradonitz, du nom de ceux qui l’ont mis au point, est aujourd’hui mondialement connu et utilisé par tous les généalogistes.
Le principe de cette numérotation est d’attribuer le numéro 1 à l’individu racine (le sujet sur lequel on établit l’ascendance, appelé « de cujus » ou « probant ») puis le numéro deux à son père et trois à sa mère. Chaque homme a un numéro double de celui de son enfant et donc pair, et chaque femme un numéro double de celui de son enfant plus un, soit un numéro impair.
Par exemple si un individu porte le numéro 15, on sait que c’est une femme, que son père sera identifié par le numéro 30 (15 × 2), sa mère par le 31 (15 × 2 + 1), et qu’elle-même est la mère de 7 ((15 − 1) / 2). En appliquant le même principe, 7 est la mère de 3 qui est la mère de 1 (l’individu racine).
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Principes généraux de généalogie
Faire sa généalogie, ce n’est pas seulement trouver le nom de ses ancêtres. C’est aussi remonter le temps, et découvrir une multitude de choses sur sa famille. C’est reconstituer l’histoire familiale, au travers des métiers, des lieux d’habitation, et la resituer dans son contexte (politique, social, économique…)
Sur le plan culturel, la généalogie permet de se replonger dans l’Histoire de France ou d’ailleurs, redonner vie à des personnes que l’Histoire n’a pas retenues, de mettre à l’honneur des hommes qui sont morts pour la Nation, de découvrir des modes de vie très différents des nôtres, d’apprendre à connaître les régions de France, et pourquoi pas, de mieux comprendre les peuples, beaucoup de gens ayant une ascendance étrangère.
Sur le plan humain, elle invite à partager ses découvertes, à créer ou entretenir le lien social en partageant avec d’autres familles des histoires communes, à avoir une activité à partager en famille : recherches entre époux, enfants-parents ou petits enfants-grands-parents, de rencontrer des cousins aux Archives ou via Internet…
C’est surtout savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va.
Enfin sur le plan familial, elle favorise le partage de ses recherches avec les différentes générations de sa famille, peut apaiser des discordes, parfois séculaires, en retenant la vérité historique des faits, incite à renouer des liens avec les anciens, de mieux connaître d’éventuelles pathologies familiales, ou à tordre le cou à certaines légendes familiales…
Mais aussi, elle amène à retrouver un ancien prénom de famille pour la prochaine génération, ou à offrir un cadeau unique, pour Noël ou un anniversaire.
C’est pourquoi dans l’idéal, la fameuse représentation en arbre généalogique ne devrait être que l’aboutissement d’une telle recherche : un simple nom sur cet arbre doit évoquer la vie de l’être qui l’a porté.
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Manuel de généalogie
Mathilde Aycard, 2002

Un livre sur la généalogie, qui a l’avantage de n’être pas trop gros (65 pages), et très explicite. Relativement récent (années 2000), il fait bien le lien entre les recherches classiques (sous forme de papier, avec démarches en mairie etc.) et les nouvelles technologies, intégrant les logiciels spécialisés et les recherches sur Internet.
Contrairement à d’autres ouvrages du même genre, il ouvre d’autres horizons, comme l’histoire et la médecine, intégrant notamment les problématiques de l’hérédité des caractères ou des caractéristiques physiques, et aborde même les notions de thérapie génique.
Enfin il comporte un glossaire bien pratique : qui sait encore exactement ce que recouvre la notion de frère germain, de puîné ou de trisaïeul ?
