Gargantua

François Rabelais, 1534

Voilà une œuvre à redécouvrir !

Les extraits que l’on a pu lire au collège n’étaient, finalement, que des extraits, certes bien choisis, mais qui étaient loin de révéler toute la saveur de l’œuvre.

Gouaille, vocabulaire, franc-parler. Même des expressions triviales : on y parle de « cul », de « pet » et de « braguette ».

Dès le prologue, il fait l’annonce que son livre aura deux niveaux de lecture ; l’un divertissant, et l’autre plus satirique. Pour atteindre ce dernier, il va falloir décortiquer et lire entre les lignes pour découvrir le sens caché.

Si le texte est souvent grandiloquent, avec des énumérations superflues, ou bien complétement irrationnel (par exemple, Gargantua serait resté onze mois dans le ventre de sa mère, et serait né par l’oreille), il comporte aussi des analyses de la société et beaucoup de ses phrases nous sont parvenues : « extraire la substantifique moelle », « Rire est le propre de l’Homme », « Tout vient à point à qui peut attendre » et bien d’autres.

Finalement, l’œuvre est une satire quasi comique de trois thèmes : l’éducation, la guerre, la religion. Et elle définit la vie idéale de Rabelais, une utopie qui semble pourtant accessible.

À redécouvrir sans tarder !

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