Médecin à Auschwitz

Miklos Nyiszli, 1946 – Histoire vraie

Lorsque le médecin juif hongrois Miklos Nyiszli arrive à Auschwitz, le docteur nazi Mengele a besoin d’un légiste pour mener ses expériences. Au lieu de passer à la chambre à gaz, le docteur Nyiszli est nommé médecin légiste des commandos spéciaux des crématoriums. Ces commandos spéciaux étaient « relevés », c’est-à-dire tués au bout de quatre mois, afin qu’il n’y ait pas de témoins.

Par miracle, le docteur Nyiszli a échappé à ce triste destin. Il raconte, en s’attachant aux faits et tout en nous faisant partager sobrement ses réflexions, le sommet de l’horreur.

La bête du Gévaudan

Jean-Marc Moriceau, 2008

Réédition enrichie 2021

On a tout écrit sur la Bête du Gévaudan, et même fait des films. Et pourtant… Nous avons là un livre écrit par un spécialiste des rapports entre l’Homme et le loup, qui mène une enquête de terrain en décortiquant et analysant tous les faits et gestes des personnages qui ont participé à la plus grande chasse au loup de l’histoire de France, voire d’Europe, du paysan local au louvetier du Roi.

On s’aperçoit que oui, il y avait bien matière à s’inquiéter des loups en ces temps-là (1665), mais que non, le phénomène n’était pas réduit à la région du Gévaudan.

Au-delà de la stricte reconstitution des faits (mais sans oublier d’analyser les caractères des personnages et leurs inimitiés ou affinités), l’auteur pose la question de notre société bienveillante envers les animaux, qui tendrait à faire croire que « le loup ne chasse pas l’Homme », ou que son territoire se cantonne aux forêts. Peut-être était-il comme cela à l’origine ? Peut-être que le fait de côtoyer les humains l’a rendu moins sauvage ? Le débat reste ouvert.

Le jour d’après

Philippe de Villiers, 2021

Au dos du livre est écrit : « Ayant entre les mains des éléments d’information fiables, recoupés, glaçants, Philippe de Villiers a décidé de prendre la plume pour alerter les français, en espérant contribuer à l’insurrection des consciences ».

De fait, ce livre explique bien des choses de notre monde actuel et montre à quel point certaines choses sont déjà jouées. Il y parle aussi bien de politique, d’économie, de religion, et de faits sociétaux comme « Black mives matter », du déboulonnage des statues, des Gilets jaunes…

La vision développée ici semble toucher au complot sans toutefois y sombrer : toutes les thèses sont étayées et sourcées. C’est bien ce qui est inquiétant…

Au détour de la lecture alarmiste, on peut noter comme une détente le passage relatant le dîner chez le couple présidentiel Macron, sans langue de bois.

Faisant référence à des ouvrages d’anticipation, tels que « 1984 » de Georges Orwell, ou « Le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley, il montre que la fiction d’antan est devenue la réalité d’aujourd’hui.

La culture de la « cancellisation », de la grande remise à zéro, de l’identité numérique, est ici expliquée et démontrée.

En filigrane, on devine la nouvelle religion des élites de ce monde (élite voulant ici dire riche et puissant). Il y a « eux » et il y a « nous ».

En conclusion, l’auteur appelle à une certaine forme de résistance. Il faut lire entre les lignes pour comprendre son message réel, qu’il ne dit pas, mais qui fait écho à une longue tradition sur le rôle de la France dans le monde.